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Religions : A s’en Damner ! [1ere partie]

Déposé par dans 15 février 2007 – 13 h 58 min

athee01Par Robert Anton Wilson

Le texte ci-dessous est la traduction d’un article de Robert Anton Wilson, dont le titre original est « Religion, For the Hell of It». Il a été traduit en français par Aurora pour le site KAosphOrus ; je me suis permis quelque retouches stylistiques pour améliorer sa fluidité, ce qui n’est guère méritoire puisque l’essentiel du travail avait été fait. Je voudrais d’ailleurs remercier en passant toutes ces personnes qui dépensent du temps et de l’énergie à traduire pour le Web des extraits d’ouvrages ou des articles. La plupart font un travail formidable, trop peu salué.

A s’en damner !

Avez-vous déjà envisagé que Dieu pourrait être une femme démente? Ou que John Dillinger soit mort pour vous? Pensez-vous que les Illuminés possèdent une méthode secrète pour substituer l’Etant au Néant? Que les Martiens connaissent la vraie religion pendant que les Terriens se perdent dans les ténèbres de la superstition? Une tasse de café peut-elle être un sacrement et, dans la négative, pourquoi pas? Les mathématiques sexadimensionnelles et la philosophie du solipsisme panthéiste à ego multiples suffisent-elles pour expliquer l’univers?

Si aucun de ces problèmes métaphysiques ne vous a auparavant traversé l’esprit, c’est parce que comme chacun sait, c’est l’Irlande qui a adopté la seule vraie religion; en Amérique, où existaient avant la Révolution une douzaine de «vraies» religions, la liberté religieuse a été inscrite dans la constitution et à présent il existe véritablement une centaine de vraies religions, toute doctrine possible et imaginable ayant été expérimentée, y compris chacune des alternatives énumérées ci-dessus. Face à cette exubérance typiquement américaine, il ne fait aucun doute que ce pays va dans un futur proche explorer aussi bien l’impossible que l’impensable puisque désormais, la liberté de culte a été complètement intégrée dans sa politique.

Naturellement, même dans un pays comme les États-Unis, cette liberté de culte absolue ne l’est que d’une façon relative. Il y a déjà eu quelques «cas difficiles» au XIXe siècle ; ainsi l’Eglise de Jésus Christ des Saints modernes ou Mormons a fortement ébranlé cet acquis de la constitution par leur pratique de la polygamie. Le gouvernement décida que c’était une Liberté Religieuse Excessive, et fit appel à l’armée pour arrêter l’ensemble des Mormons, dont la communauté résidait alors à Salt Lake City.

De fait, cette pratique était anticonstitutionnelle et se serait sans aucun doute heurtée aux arrêts de la cour suprême, si le leader des Mormons, Brigham Young, après avoir considéré toutes ces baïonnettes et ces armes à feu, n’avait eu une révélation bien pratique: l’ange Moroni, ou peut-être Dieu (car les Mormons avaient accès aux deux) dit à Young que si la polygamie s’était avérée une nécessité lorsque les Saints Modernes construisaient leur communauté, elle ne l’était plus désormais. Une confrontation entre le religieux et le politique put ainsi être évitée.

Dans le même genre, un autre «cas difficile» s’est posé au début du siècle concernant l’Eglise des Indiens Natifs Américains (E.N.A), réservée aux Indiens Peaux-Rouge, ou comme ils se nomment eux-mêmes, les «Natifs Américains». L’Eglise des Natifs Américains utilise de façon rituelle un cactus aux propriétés psychédéliques, le peyotl. Le gouvernement traîna ces drogués fanatiques devant les tribunaux, mais la Cour Suprême les autorisa à continuer à pratiquer leurs rites religieux — Cette décision a depuis lors été modifiée par les différentes juridictions d’État, suite à un afflux au sein de l’Eglise des Natifs Américains de personnes dont l’origine indienne était pour le moins douteuse. Désormais, pour éviter des problèmes judiciaires, les membres des Eglises Natives Américaines doivent attester qu’au moins un quart de leurs membres est d’origine indienne.

Un autre cas difficile, ou plutôt une multiplication de cas difficiles: les Témoins de Jéhovah qui refusent de servir les forces armées, le salut au drapeau et les transfusions sanguines, pour eux-mêmes comme pour leurs enfants. La Cour Suprême les autorisa à s’abstenir de service militaire ou d’enrôlement civil, mais statua d’abord en faveur du maintien du salut au drapeau, avant de revenir plus tard sur cette décision. La question des transfusions sanguines est toujours à l’origine de conflits dans les juridictions d’état : Le droit pour un hôpital d’état d’intervenir lorsque la vie d’un enfant est clairement en danger, a été maintenu, et ce, même si l’acte va à l’encontre de la religion des parents et, par conséquent, s’arrange quelque peu de la Constitution.

Conclusion: la liberté religieuse aux États-Unis n’est que relativement absolue. Assez cependant pour que chaque secte ou religion bénéficie à égalité de l’attention d’une Cour Suprême que Oliver Wender Holmes a qualifiée de «marché libre américain des idées».

Il reste cependant une variable permettant de juguler cette anarchie métaphysique: La tendance des juridictions à considérer comme bidon tout groupe religieux dirigé par une personne n’ayant pas, à un moment donné de son parcours, été ordonnée par une académie théologique plus reconnue et plus ancienne.

Ce problème émergea lorsqu’on importa une main-d’œuvre orientale peu coûteuse, suivie par des restaurateurs orientaux pas-si-bon-marché, et finalement, par leurs leaders religieux des plus cheaps au plus précieux.

Les grandes religions d’Orient, telles que le bouddhisme, l’hindouisme, ou le taoïsme ne sont ni centralisées, ni hiérarchisées. Il suffit d’être considéré comme un chef par un groupe de disciples pour en devenir réellement un. Les tribunaux ont été progressivement contraints d’accepter cette réalité, du moins lorsqu’il s’agissait d’Orientaux. Les seules actions en justice menées à l’encontre des gourous, même des plus controversés, ont consisté en l’incarcération du révérend Sun Myung Moon pour extorsion de fonds et l’arrestation récente de Bhagwan Rajneesh pour entorse aux lois d’immigration.

Et puisque la majeure partie de la population américaine considère ces deux hommes saints comme infects et odieux et que la confrontation théologique a soigneusement été évitée, cela nous montre que : Soit cette liberté religieuse absolue relative est toujours de mise, soit (et c’est ce qu’affirment les distingués disciples du Révérend) les cours de justice ont une façon tout à fait sournoise de traiter les cas d’hérésies.

Youpi ! Libres ordinations pour tout le monde !

Entre temps, un autre pas a pu être franchi, d’une liberté absolue relative vers une liberté réellement absolue, grâce au Révérend Kirby Hensley, un bonhomme espiègle qui a obtenu une ordination d’un séminaire à distance tout à fait légal, bien que peu recommandable.

Pour vous donner une idée de sa personnalité, tous ses interlocuteurs ont pu entendre de sa bouche qu’étant illettré, c’était grâce à sa fille, qui lui avait lu les questions et retranscrit ses réponses, qu’il avait pu remplir les conditions d’examen des épreuves théologiques. En insistant sur sa propre ignorance, sur le plan théologique comme dans la plupart des autres domaines, le révérend Hensley affirme que chaque homme, chaque femme et chaque enfant a le libre droit d’être ordonné en tant que membre d’un clergé.

Il est, à cette fin, le fondateur d’une association, pour ainsi dire désintéressée, l’Église de la Vie Universelle, qui gratuitement et sans aucune sélection, initie n’importe qui. Et, pour être en mesure dans ce monde cruel de joindre les deux bouts, il y a ajouté une clause : un peu plus de 20 dollars vous garantissent le grade de Docteur es Divinité de l’Église de la Vie Universelle. Ce diplôme est assez joli ; il les vaut certainement, les vingt dollars : encadré comme il le faut et suspendu au mur, il impressionnera à coup sûr les voisins, à moins bien sûr qu’ils n’aient déjà entendu parler de l’ULC (Universal Life Church, NdT).

Lorsque des journalistes ont révélé que des plaisantins avaient pu obtenir des ordinations pour leurs chiens, leurs chats, et même des animaux plus colorés tels que des perroquets ou des chimpanzés, le révérend Hensley n’a pas été gêné le moins du monde. Le commentaire qu’il fit en guise de réponse fut que chaque créature conçue par Dieu est un être sacré, et il alla même jusqu’à ordonner Madalyn Murray O’ Hair, une des athées les plus véhémentes et les plus controversées de tous les États-Unis.

Quelle validité accorder aux ordinations de l’ULC? Il se trouve qu’aux États-Unis, tous les états reconnaissent les mariages célébrés par le clergé de l’ULC, et de nombreux «gradés» de l’ULC sont partis pour créer leurs propres sectes ou églises. En raison du grand respect que porte la loi américaine à la liberté religieuse, un pasteur de l’ULC a autant de légitimité que tout autre pasteur, rabbin, prêtre, ou gourou.

Le risque réside dans la clause d’exemption fiscale. De jure, les cours de justice n’ont pas encore légiféré sur ce problème; de facto, le FISC ne s’intéresse qu’aux cas où les circonstances laissent supposer que l’ordination n’a été qu’une combine pour esquiver les impôts. C’est arrivé il y a quelques années lorsque, dans une région de l’état de New York, la totalité des propriétaires fermiers s’est vue ordonnée en masse (1). Les agents du fisc ont considéré cela comme une escroquerie flagrante et un exemple à ne pas suivre ! Ils ont directement ponctionné les comptes en banque des individus concernés. Les membres du clergé de l’ULC, impliqués de façon avérée dans la promotion d’une religion quelle qu’elle soit, sont soumis à la même exemption de taxes que les officiels d’églises moins excentriques.

Le révérend Hensley dit à qui veut l’entendre qu’il souhaite que son gouvernement tente de le soumettre à l’impôt. Il s’est essayé à un procès en appel pour discrimination et exige que le gouvernement, soit décide de taxer les autres instances religieuses, soit laisse tranquille ses ouailles y compris les fermiers de l’État de New York. Voilà au moins quinze ans qu’il répète cela, mais il demeure le seul que le bureau des impôts laisse en paix.

On se souviendra de lui, selon moi, comme celui qui a ouvert les vannes et qui a fait passer la liberté religieuse du stade de relativement absolue, à celui d’absolument absolue…

La rencontre de Ronald Reagan et de Mahatma Gandhi

Les Druides Réformés Nord-Américains (RDNA) sont apparus en 1957, dans un institut universitaire de moyenne ampleur ; l’initiative au début n’était guère sérieuse. Ceux qui l’ont eue étaient des étudiants libres penseurs, la plupart d’origine irlandaise, qui voyaient d’un mauvais œil l’obligation d’assister une fois par semaine à la messe. Leur protestation, sur le ton de la parodie, fut d’annoncer que les bosquets et les arbres étaient leurs églises. Mais à l’origine, si les druides de la RDNA se réunissaient dans les bois, c’était surtout pour boire de l’irish whisky et échanger des cours de gaélique!

Cependant, le rituel officiel fut bientôt transcrit et retranscrit à mesure que les étudiants avançaient dans leur maîtrise de la langue et de l’histoire gaélique. Des branches du NéoDruidisme, courants appelés «groves» (bosquets, NdT), se sont rapidement créés dans d’autres universités. Leurs leaders, appelés «Archidruides», sont souvent devenus des maîtres en matière de culture gaélique et purent évoluer en un véritable clergé grâce aux ordinations accordées par ce bon Révérend Hensley. Certains archidruides sont d’ailleurs sérieusement devenus des érudits en ce domaine, par exemple P.E. Isaac Bonewits, l’auteur de Real Magic, œuvre portant sur l’anthropologie et l’occultisme, par ailleurs assez connue. Il fut le premier à obtenir de l’université de Californie un diplôme universitaire dans sa spécialité, le chamanisme.

La RDNA ayant commencé en tant que farce, elle en garde toujours quelque chose. On utilise ainsi l’irish whisky en abondance dans les cérémonies et les hérésies sont non seulement tolérées, mais encouragées par les Archidruides ! Selon ce principe qu’il est toujours bon qu’un maximum de personnes ait l’opportunité de réfléchir aux religions et à ce qui les concerne. La plupart des groves ne promulguent qu’un seul et unique dogme: «Le bien, c’est la nature».

Le premier courant hérétique à avoir bifurqué de la RDNA a été celui des druides chasidiques, ou CNDA, fondé par le susnommé P.E. Isaac Bonewits. Le druidisme chasidic opère une forme de synthèse entre les pratiques du mysticisme juif (chasidisme) et le culte druidique des forces naturelles, en n’hésitant pas à emprunter à toute autre religion existante (au passage c’est aussi une pratique des Unitaires Américains) et au lieu du «L’an prochain, Jérusalem !» juif, le toast s’exprima ainsi «L’an prochain, Stonehenge !».

La RNADNA, l’Église Réformée Non Aristotélicienne des Druides Nord Américains (2), dont les initiales articulent les sigles ADN et ARN, deux molécules génétiquement nécessaires à la vie, opèrent, quant à eux, la synthèse entre le Druidisme et la philosophie non aristotélicienne du philosophe et mathématicien d’origine polonaise, le comte Alfred Korzybski. Leurs membres se sont soumis à un certain nombre d’interdits linguistique – auxquels ils réfèrent en parlant de «questions d’hygiène sémantique» — par exemple en n’employant pas le verbe être qui présuppose une forme de certitude, or Korzybski considérait qu’après Einstein, l’on se devait de penser en tenant compte de la relativité. Du coup, on a reformulé le dogme druide «Le Bien, c’est la Nature» en «Il semblerait que la nature soit le bien».

Jamais les membres de RDNADNA ne diront «Beethoven, c’est mieux que Mozart» ; ils diront : «Il me semble, au stade actuel de mon éducation musicale, que Beethoven, c’est mieux que Mozart, cet avis ne concerne que moi.»

Ils évitent aussi tout ce qui présuppose l’omniscience, ce qui, en même temps, les préserve du racisme, du sexisme, ou du dogmatisme, puisque la pire des choses qu’ils pourraient affirmer au sujet d’un groupe humain ou animal serait : «Au stade actuel de mon évolution, il me semble, mais je parle pour moi, que certains individus de cette espèce sont agressifs.» Ces règles énoncées, les groves de la RDNADNA s’en vont dans les bois, tout comme les druides de la RDNA, pour boire de l’irish whisky et communier avec ce que les autres Druides appellent la «Nature» et qu’eux-mêmes désignent par «réalité non verbale».

Une troisième hérésie, celle de la sorcellerie druidique, plus tard amalgamée au renouveau wiccan ou sorcier, est née sur l’initiative un anglais excentrique vivant sur l’île de Man (où certains ont pu reconnaître la mythique Avallon, NdT) un dénommé Gerald Gardner. Avec une bonne dose d’hypocrisie, mais surtout en authentique visionnaire, Gardner affirma que la Wicca était la plus ancienne religion en Europe devenue une pratique souterraine à cause des persécutions chrétiennes, et qu’elle lui avait été enseignée par les survivant d’un cercle dont les origines remontaient au premier âge de pierre – chacune de ces affirmations faisant naître un sérieux doute dans l’esprit des érudits s’étant sérieusement penchés sur le sujet.

Gardner s’est également proclamé anthropologue, mais au mieux a-t-il été un amateur intelligent et imaginatif dans ce domaine. En substance, la sorcellerie homemade de Gerald Gardner vénère une divinité féminine plutôt que masculine, et à l’instar des druides, opte pour la célébration du culte dans les forêts plutôt que dans une autre forme d’église ; après le décès de Gardner, son mouvement a fortement été influencé par le féminisme ; il s’axe plutôt des covens que des groves, et bien que chaque coven fonctionne sur son propre dogme – la réincarnation, l’Atlantide, ce genre de choses – tous adhèrent à cette idée que la domination masculine et les déités mâles sont responsables de la guerre, de la pollution, de l’intolérance, et de la plupart des problèmes sociaux. Une aube de paix et d’avènement des utopies se lèvera lorsque sera réalisée dans le monde l’égalité des sexes et le retour au culte de la déesse.

Étrangement, cette idée que le monde est sur le point de vivre la réapparition du culte de la déesse a été exprimée par d’éminents érudits, comme l’historien Arnold Toynbee, le psychologue Carl Gustav Jung, ou l’anthropologue Joseph Campbell. Les sorcières le savent bien, et elles adorent en référer à ces autorités lorsqu’elles passent à la télé.

Si d’un côté la Wicca s’est mêlée au druidisme, de l’autre elle a fusionné avec la science-fiction ; l’Église de Tous les Mondes (Church of All Worlds, CAW), fondée en 1974, peut se prévaloir d’une certaine originalité, celle d’avoir vu le jour grâce à un roman, Stranger in a Strange World, de Robert A. Heinslein (Étranger dans un monde étrange). Best-seller dans les années soixante et toujours édité à l’heure actuelle, ce roman raconte l’histoire de Michael Valentine Smith, un enfant étant le seul rescapé du crash d’une fusée sur Mars.

Smith est élevé par les Martiens, avant d’être retrouvé par un équipage spatial de la Nasa et ramené sur la Terre ; il trouve les humains miséreux, malheureux, belliqueux et entreprend alors de nous transformer en prêchant la religion martienne -dans laquelle on peut retrouver une forme panthéiste et rationaliste du bouddhisme zen. Un fan de ce roman, Timothy Zell -qui travaillait alors dans un hôpital psychiatrique de Saint Louis, a été tellement fasciné qu’il demanda un diplôme au révérend Hensley pour fonder la Church of All Worlds, église qui compte des désormais succursales (dénommées des «nids») dans les plus grandes villes des États-Unis. Ses membres affirment qu’une religion basée sur un roman de science-fiction n’est certainement pas plus absurde qu’une autre fondée sur les légendes des anciens Hébreux ou sur les révélations d’un ange appelé Moroni.

L’enseignement principal de la CAW se résumait par «Vous êtes Dieu», jusqu’à ce que le mouvement entre en relation avec la Wicca et le féminisme ; désormais la CAW dit «Vous êtes le Dieu» aux membres de sexe masculin, tandis qu’aux membres du sexe opposé, il dit «Vous êtes la Déesse».

Les cérémonies, appelées «partage des eaux» sont assez jolies, et proviennent aussi de l’imagination scientiste de Heinslein. Pour le reste, cette théologie est rationaliste, individualiste, et se situe politiquement entre les libertaires extrémistes et les anarchistes non violents. Vous aurez tout compris si je vous dis que son positionnement politique me fait penser à une rencontre instable et explosive entre Ronald Reagan et Mahatma Gandhi.

Le fondateur Tim Zell, toujours actif dans le monde de la Wicca et dans la CAW, a eu le projet de créer, grâce à une sorte de chirurgie ou par un hocus pocus génétique, un dieu à corne unique qu’il appelle naturellement licorne, exhibé à l’heure actuelle dans des cirques. Lui-même est parti dans le Pacifique Sud, à la recherche d’une sirène. Je l’ai rencontré et je suis certain qu’il nous reviendra avec de quoi nous surprendre et nous amener le sourire.

Titre original : « Religion , For the Hell of It », par Robert Anton Wilson. Première édition: Hot Press – Dublin, Ireland (1986). Ce texte se trouve également l’ouvrage Coincidance de Wilson, New Falcon Press. Traduction française par Aurora pour le site KAosphOruS. Lire le texte original sur le site Positive Atheism.

(1) En français dans le texte.

(2) Reformed Non-Aristotelician Druids of North Americains.

Illustration : Athée, ©Yvan Georget, 2007. Extrait du Blog d’Yvan Georget.

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