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La Magia Sexualis de Pascal B. Randolph

La Magia Sexualis de Pascal B. Randolph

Par Melmothia

Heureux qui comme Eulis…

En 1752, Benjamin Franklin invente le paratonnerre, en 1799, Alessandro Volta fabrique la première pile électrique, et en 1870, Pascal B. Randolph découvre la dynamo bio : une fois les branchements effectués au bon endroit, l’électrostatique faisant le reste, hop vous avez du jus — si je puis me permettre.

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L’idée est simple, mais encore fallait-il l’avoir. Jusqu’au XIXe siècle, les relations que sexualité et magie entretiennent, consistent essentiellement en condamnations et fantasmes. On glose sur le sabbat voluptueux des sorcières, on soupçonne les adeptes de telle ou telle société de se taper le chien, la bonne ou le Baphomet. Le sexe est un additif, à la rigueur le but de la pratique – se faire la voisine, mais en aucun cas un moyen. Encore un coup de l’Église et de sa censure légendaire, aurait-on envie de conclure. Mais s’il est possible que la religion ait en effet contrarié le processus, à y regarder de près, l’explication paraît bien insuffisante, car aussi loin qu’on puisse remonter, les autorités ecclésiales ont eu beau brailler, trépigner et publier des autodafés, on sait bien qu’elles n’ont jamais rien empêché. Surtout pas les gens de s’accoupler.

L’un dans l’autre — toujours si je puis permettre, à défaut d’explication suffisante, on en arrive donc à cette conclusion singulière : nos mages européens n’y auraient tout simplement pas pensé plus tôt. Pourtant, tout était là, depuis le Cantique des Cantiques jusqu’aux récentes théories freudiennes, en passant par le soufisme, toutes productions qui relèguent l’abstinence au placard et nous rappellent que l’énergie sexuelle est au cœur de la vie. Mais apparemment, personne n’a eu l’idée de baisser les yeux. Il faudra donc attendre que l’Occident redécouvre l’Inde pour envisager le sexe sous un angle opératif du point de vue de la magie comme de la spiritualité.

Le premier auteur occidental à en avoir exploré et exploité l’idée semble être Pascal Beverly Randolph.

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Né en 1825 à New York, Pascal B. Randolph quittera le domicile familial à l’âge de 15 ans pour s’engager dans la marine. Cinq ans et quelques tours du monde plus tard, il est victime d’un accident qui l’oblige modifier ses projets de carrière ; il entreprend alors des études de médecine, carrière qu’il poursuivra parallèlement à ses recherches sur la meilleure façon de transformer ses petites amies en éoliennes.

En 1850, il est initié au sein de l’Hermetic Brotherhood of Luxor puis au sein de la Fraternité Rosae Crucis où il gravira les échelons jusqu’au grade de Suprême Grand Maître du Suprême Grand Dôme. Durant un séjour à Paris, Randolph dit avoir été contacté par le chef des Ansaireth de Syrie, héritiers spirituels des fameux Yezidis. Il décide donc de faire son tour d’Orient pour bénéficier de leurs enseignements initiatiques.

De retour en Amérique, il fonde son propre atelier de la Fraternité Rosae Crucis. Puis ce sera la Fraternité d’Eulis, créée vers 1870 en tant que loge complémentaire de la FRC ; on y enseigne que « la plus grande et la principale force de la Nature est le sexus ».

Si l’idée est inspirée du tantrisme, elle est arrangée par Randolph à la manière de son temps. L’Occident est alors en pleine folie spirite et hypnotico-magnétique : les disciples de Mesmer se partagent la vedette avec les sœurs Fox et dans les salons, on ne parle que périsprits, ondes galopantes et pétillantes, avec cette idée sous-jacente que le corps humain est lui-même à la fois conducteur et générateur d’énergie. Il suffisait en somme d’étendre la métaphore électrique à un domaine où la friction joue un rôle primordial pour boucler la boucle, ce que Randolph fera en créant la Fraternité d’Eulis et en signant quelques ouvrages, dont le célèbre Magia Sexualis, qui lui vaudront une brève arrestation pour incitation à l’amour libre et la perte d’une poignée d’amis [1].

Une couverture d'un goût exquis
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Une couverture d’un goût exquis

Magia sexualis

Le grand incendie de Boston de 1872 ayant détruit les planches originales de ses œuvres et ses héritiers ne voulant guère entendre parler de sa façon toute personnelle de mettre les doigts dans la prise, le livre aujourd’hui connu sous le titre de Magia Sexualis est présenté comme une compilation de notes prises par ses disciples. L’origine véritable du texte est cependant difficile à déterminer, d’autant que la traduction française signée Maria de Naglowska, pourrait être antérieure à la version anglaise, ce qui signifierait que celle qu’on appelait « la sophiale » serait le véritable auteur de l’ouvrage. Dans tous les cas, il est difficile d’évaluer l’apport de Maria de Naglowska à une œuvre dont l’original, s’il a jamais existé, a disparu.

Après une introduction présentant les appétits spirituels de la communauté d’Eulis, Magia Sexualis propose dans un premier temps des exercices permettant au mage de développer les qualités nécessaires à la pratique de la magie : la volancie (émission d’une intention par visualisation), le décrétisme (capacité d’émaner des ordres péremptoires), le posisme (postures et gestuelle magique), et enfin le tirauclairisme, destiné à influencer une personne à distance. Dans ce but – qui semble être l’obsession de l’auteur malgré les grands discours sur la lumière céleste et l’amour universel -, la partie suivante intitulée « Magie » est consacrée à la confection de parfums, couleurs et nombres, en adéquation avec l’horoscope de la personne que l’on désire suggestionner. On y trouve les classiques correspondances entre planètes, couleurs, métaux et plantes, avec une originalité cependant, leur application à la musique ; à ce propos, Randolph se refuse à parler du chant, mais j’imagine que le mantra Ohm serait particulièrement adapté – okay, je sors.

Quant aux pratiques sexuelles, c’est donc sur fond de correspondances essentiellement astrologiques et de pratiques « sorcières », qu’elles s’inscrivent comme procédé universel (l’auteur parle de « voie royale ») pour charger un objet, régénérer son énergie vitale et plus largement rendre effective sa volonté. Et cela, en fonction de quatre lois :

« 1. Le courant mental est à son paroxysme au moment de l’éjaculation aussi bien chez l’homme que chez la femme.

2. Dans certaines conditions bien déterminées, on peut se servir de ce courant pour influencer les lois dans leurs manifestations les plus lointaines.

3. Par son induction sur la sphère matérielle, on obtient les causes des effets désirés.

4. Les pensées, les idées, les penchants et les origines individuelles laissent leur empreinte, pendant le coït, dans la sphère astrale. Ces empreintes ne se prononcent que plus tard et ne révèlent pas toujours les qualités héréditaires de l’individu. Toutefois, elles agissent toujours sur les faits et les actes des sphères astrales. »

Monsieur cent-mille voltes

Outre le caractère inédit, et à l’époque scandaleux, de l’utilisation du sexe en magie, l’approche de Randolph innove en cela qu’elle inclut un nouveau paramètre dans l’équation. Aux « sympathies » de l’occultisme, est ajoutée la notion de polarisation censée expliquer l’afflux et la circulation des énergies, le magicien concluant sans doute de la loi d’Hermès que si tout ce qui est haut est comme tout ce qui est en bas, ma foi, il doit bien y avoir moyen de faire un 69 :

« L’univers entier, tous les êtres vivants, sans la moindre exception sont régis par le principe de deux forces contraires, exerçant l’une sur l’autre une puissance d’attraction inéluctable. On les nomme les forces positive et négative et on le retrouve dans le bien et le mal, l’émission et la réception, la vie et la mort, l’idée et l’action, l’homme et la femme (pôles magnétiques positif et négatif) sur le plan matériel, et au contraire la femme (pôle actif) et l’homme (pôle négatif) sur le plan mental ».

Cette polarisation permettrait d’attirer la forme souhaitée par la création du modèle opposé – par exemple un modèle négatif pour attirer sa valeur positive.

« Toute la magie expérimentale est basée sur les lois de correspondances, de sympathies et des polarisations. Tandis que les lois de polarisations déterminent la force d’attraction entre les deux pôles contraires (+ et -), les lois de correspondances et de sympathies exigent que toutes les forces éthériques, répandues dans l’espace, aient, sur terre leurs éléments ou matière correspondants, de même que leur son, leur couleur, leur rythme et leur parfum sympathisant. L’étude approfondie de ces diverses correspondances, nous permet d’opérer avec succès à l’aide de condensateurs fluidiques solides que nous appelons les « voltes ».

Ces condensateurs sont des figurines, préparées d’une façon spéciale et que l’on charge, selon la méthode que nous indiquons ici, de la force psychique d’un individu, afin de l’influencer, en bien ou en mal, à l’aide des lois de correspondances et de sympathies, soit pour le guérir d’une maladie, soit pour corriger ou améliorer sa nature, soit, enfin, pour lui jeter un sort bénéfique ou maléfique ».

Cinq schémas présentent des positions sexuelles correspondant à une action particulière – charger un « volte » (une poupée d’envoûtement), créer des larves ou agir sur une personne à distance, complétées de petites vignettes précisant le sens dans lequel passe le courant.

1. L’homme couché sur la femme front contre front. Cette position a pour but de corriger les sens et les capacités des opérants.

2. En levrette, l’homme gardant le buste droit pour pénétrer par-derrière la femme prosternée. Cette position est censée favoriser la projection de l’influence vers l’extérieur sur une personne choisie ou un objet magique.

3. L’homme et la femme assis face à face, les bustes inclinés en arrière en se tenant par les mains. Cette position renforce les influences magiques projetées vers l’extérieur.

4. L’homme et la femme sont assis face à face, la femme croisant les jambes autour des reins de l’homme, tous deux front contre front. Cette position permet la réalisation de voeux communs.

5. En levrette, mais l’homme est appuyé contre le dos de la femme, son menton sur sa nuque. Cette position permet d’influencer la femme.

Couple en train de produire des voltes
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Couple en train de produire des voltes

La pratique de la magie sexuelle implique de respecter plusieurs règles : une hygiène physique et morale parfaite, une nutrition équilibrée et des relations amoureuses saines avec sa partenaire. Il s’agit de privilégier l’union des âmes plutôt que des corps, précise l’auteur qui arriverait presque à faire oublier que sa magie est avant tout « sorcière ». Mais après tout, que la belle et saine union puisse servir à envoûter le voisin ou à assassiner son patron n’est qu’un détail du moment que le magicien est passé sous la douche avant d’honorer sa compagne et la besogne le regard tourné vers les étoiles.

La fabrication et la charge des « voltes » occupent donc une place importante dans l’ouvrage. Au menu : des recettes pour choisir le sexe de son enfant, soigner ou envoûter ses petits camarades, fabriquer une bague magique, consacrer un miroir. Le procédé est toujours, plus ou moins, le même : il s’agit de déterminer en premier lieu les couleurs, parfums, sons correspondants à l’influence planétaire requise ou au thème astral de la personne que l’on désire influencer. Un volte sera alors fabriqué sur base de ces correspondances puis chargé au cours d’un acte sexuel.

La dernière partie du livre est consacrée aux miroirs magiques et la fabrication de ce que notre monsieur cent mille voltes appelle « le sable excitant » et qui est en réalité le classique onguent de sabbat des sorcières séché et filtré.

La semaine prochaine je vous parlerai de l’invention de la multiprise par Aleister Crowley.

Extrait de Magia Sexualis :

« La préparation d’un « volte » exige les opérations suivantes :

1. La définition et la fabrication du parfum et de la couleur individuels du sujet.

2. L’introduction dans le condensateur solide : a) du condensateur liquide n° 2 (voir plus haut), dans la proportion de 20 : 1 ; b) du parfum individuel, dans les proportions de 10 : 1.

3.Le moulage de la matière, ainsi préparée, en statuette reproduisant avec le maximum de ressemblance la silhouette entière, ou la partie du corps du sujet, qu’il s’agit d’influencer.

4. Le mélange, au condensateur fluidique n” 1 (voir plus haut), d’une couleur en poudre de manière à obtenir la couleur individuelle voulue.

5. La peinture de la statuette avec la couleur ainsi obtenue. Il faut deux, et souvent trois couches d’une telle peinture.

6. Le lavage de la statuette, lorsque la peinture est bien sèche, dans de l’eau courante très propre.

7. Le vase, dans lequel la statuette sera ensuite, introduite, pour son isolation, doit être préparé de la façon suivante : On le choisira de verre épais et pur, et on le tapissera, dedans et dehors, de quatre couches d’un tissu de soie naturelle, bien lavé au préalable. La surface extérieure du vase devra recevoir, en outre, avant les couches de soie, une légère couche d’amalgame d’or et de mercure. On traitera de la même façon le couvercle du vase. Lorsque la statuette sera introduite dans le vase, qu’on fermera alors hermétiquement au moyen du couvercle, on déposera le vase avec la statuette dans un étui de bois dur.

8. Pour charger le « volte » de l’énergie du sujet, auquel il est destiné, il suffit que ce dernier le garde dans sa chambre, ou, mieux encore, dans sa poche, pendant dix jours entiers. Après cela, le sujet en question doit remettre lui-même la statuette dans le vase, et le vase dans l’étui ; et il est essentiel que personne n’assiste à cette opération, et, surtout, que personne ne touche, alors, la statuette, hormis le sujet. On conçoit aisément que toute personne étrangère, qui mêlerait sa curiosité à cette opération, chargerait le « volte » d’une influence contraire, qui pourrait aussi être dangereuse. C’est pourquoi, ne contrevenez pas à cette règle de secret, si vous voulez que votre « volte » vous soit utile et si vous ne tenez pas à rendre vain tout le zèle apporté à sa fabrication.

9. La correspondance entre le sujet et le « volte », qui lui est destiné, s’obtient par opération magique sexuelle, effectuée comme nous l’avons décrit plus haut, avec, toutefois, les particularités suivantes : a) Après la préparation usuelle de y jours, telle que nous l’avons exposée, on opérera sexuellement une seule fois, soit le huitième jour seulement. Mais vous vous organiserez de telle sorte que, le jour de votre opération, la principale force astrologique, qui préside l’horoscope de votre sujet, soit en exaltation ou, au moins, en ascendance. b) Vous éclairerez la pièce, dans laquelle vous opérerez, à la couleur de l’horoscope du sujet. Vous trouverez cette couleur, selon les indications données dans ce livre. c) Pendant les sept premiers jours de préparation, vous exercerez, au moyen du posisme, les qualités du sujet, qui devront être présentes à votre esprit pendant l’opération magique sexuelle du huitième jour. Vous ferez les gestes qui le caractérisent ; vous vous imaginerez vivement ses penchants et sa personnalité, en générai. A la fin de la période de sept jours, cet homme (ou cette femme) sera vivant en vous, à la moindre évocation de votre pensée. d) Vous créerez le lien entre le « volte » et votre sujet, au moyen des exercices de volancie, de décrétisme, auxquels vous vous livrerez chaque jour à la même heure, pendant la semaine de votre préparation. e) La statuette, qui sera le « volte », devra être placée dans la chambre où vous opérez, de telle façon que vous puissiez la voir pendant le coït opératoire. Car, une fois installée au premier jour de préparation, elle ne devra plus être touchée, ni remuée, ni changée de place, jusqu’à la fin de l’opération magique sexuelle. f) Lorsque l’opération du huitième jour sera terminée, vous remettrez le « volte » dans le vase isolateur, et vous veillerez à ce que personne, sauf vous-même, ne le touche.

N’oubliez pas que, si le « volte » se brise, la personne, à laquelle il est lié désormais d’un lien occulte inéluctable, meurt au même instant. Vous avez, ainsi, dans vos mains, la vie et la mort de la personne, qui s’est confiée à vous. Vous portez, donc, une grave responsabilité, et vous devez vous en montrer digne. On cite des cas historiques du Moyen Age, où cette méthode avait servi pour rayer du nombre des vivants maint personnages, ayant provoqué le courroux de quelque puissant de la terre. A d’autres époques, plus rapprochées de nous, la même méthode avait été employée pour accomplir des assassinats, demeurés inexpliqués pour la Justice. On a trouvé, dans certains cas, de petites plaies ou des piqûres sur !e corps d’un mort, dont rien ne justifiait le trépas, et on ne songea pas à rechercher le mage inhumain, qui s’amusa à perforer d’une aiguille ou de la pointe d’une lame tranchante, la chair, apparemment inerte, de la statuette, dont la vie était occultement liée à celle du décédé. On aurait peut-être raison d’occulter toutes ces formidables possibilités du pouvoir humain, si l’on pouvait vraiment les cacher à tous. Mais il en est de ce pouvoir, comme de n’importe quelle autre arme mortelle : mieux vaut la faire connaître à tous, afin que chacun s’en défende raisonnablement. La vraie démocratie est celle qui ne cache rien à personne.

10. Pour neutraliser le « volte » et pour annuler son lien avec le sujet, il faut le plonger dans de l’eau, chauffée à 122° Fahrenheit. Pour la neutralisation complète, la statuette devra rester dans le bain chaud trois jours entiers. La température de la pièce devra être stabilisée à 6o” Fahrenheit.

11. Quelquefois, quoique assez rarement, les trois jours prescrits ne suffisent pas pour supprimer tout effet du « volte » sur le sujet. Dans ce cas, on répétera le bain de la statuette une ou deux fois encore ».

(Extrait de Magia Sexualis, P. B. Randolph)

La Magia Sexualis de Pascal B. Randolph, Melmothia 2009

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  1. Sheogorath

    Est-il possible que je laisse le lien de cet article, de votre site, sur un forum de Magie ?

  2. Tout à fait, pas de problème.

  3. Sheogorath

    Ok merci, et puis ça augmentera la fréquentation de votre site. 😉

  4. Merci. Les articles de ce site peuvent être reproduits librement à partir du moment où l’on cite leur source. Donc, n’hésite pas…

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