Magie du Chaos

De la nature de la Quête Occulte

De la nature de la Quête Occulte

L’une des questions existentielles fondamentales de l’Être, depuis l’aube de l’humanité, est celle du but de l’existence et de sa nature. L’Idée de temps étant de plus en plus floue pour moi, la notion de réincarnation et tout ce qui va avec perd progressivement son sens à mes yeux. Et malgré ce que les athées les plus virulents disent, la question de l’après-mort est universelle, et l’idée même de néant amène une Idée, une représentation.

Les Idées d’après-mort sont aussi nombreuses que les êtres humains, et je crois que certains – pour ne pas dire une large majorité – sont tellement ancrés dans leur Idée – dans leurs Idées sur tout, d’ailleurs ; moi y compris, dans une certaine mesure, je ne me livre pas là à une vile critique gratuite de tout ce qui m’est extérieur -, que l’après-mort, si elle existe, prend la forme de cette Idée. La réalité quantique et branique légitime et approuve le processus.

Aussi, il est facile d’imaginer qu’une partie de l’humanité rejoint les univers d’Idées qu’elle se crée, mais que d’autres ne prennent pas conscience de la mort, et errent on ne sait où ni pour combien de « temps ». Ce qui me laisse croire à cette théorie, c’est que les différentes formes de spiritisme présentent les entités défuntes généralement comme des êtres qui certes possèdent une connaissance des réalités énergétiques supérieures à la nôtre, mais n’en savent pas plus que nous sur bien des sujets touchant aux questions universelles sur l’Être, la Vie, la Réalité, et tout ce qui s’ensuit.

Ces entités n’auraient, selon leur niveau de conscience et de maîtrise des sphères énergétiques, qu’une connaissance partielle de toutes ces questions, de tous ces sujets existentiels. Je laisse volontairement de côté les entités jugées « non humaines », égrégoriques ou pas. En bonne agnostique, j’étends l’acceptation de mon ignorance aux entités dont l’essence n’est pas nécessairement divine.

Quant à la conscience, on s’accorde à dire qu’elle n’est pas le corps. La vision du cerveau comme une antenne réceptrice manifestée sur forme d’énergies/ondes denses et condensées en matière corporelle me plaît bien. Le cerveau est donc là pour faire l’intermédiaire entre l’essence énergétique de toute chose et ses manifestations matérielles. Si la conscience n’est pas le corps, elle ne vient pas non plus d’ailleurs. À mon sens, la conscience – ou l’Âme, c’est-à-dire l’Essence de l’Être, celle qui contient tout ce qu’il est – est une manifestation de la Source (qui est-elle, ou plutôt qu’est-elle, est une bonne question).

Ainsi, un Être est une Âme. Cette Âme, lorsqu’elle s’incarne ici (pourquoi, comment, en venant d’où, pour aller ou et pour faire quoi sont de bonnes questions également), matérialise et condense une partie de son énergie pour créer un corps physique, véhicule indispensable à l’évolution de l’Âme au sein d’un monde ayant réellement, ou perçu comme ayant, une densité énergétique propre à la création de la matière sous la forme que nous connaissons tous. Lorsque le corps meurt (parce qu’il possède une durée de vie limitée, parce que l’Idée de temps veut qu’il meure, ou même parce que l’Âme ne peut densifier une part d’elle-même que de façon provisoire – pour expérimenter quoi ?) il lui faut un certain temps pour se transformer de nouveau en énergie moins dense, et revenir compléter l’Âme et sa substance énergétique.

Selon ce postulat, l’errance de l’Âme dans des dimensions proches de la nôtre est tout à fait logique. Reste à savoir s’il est naturel de récupérer l’énergie de son corps. À voir les entités qui restent attachées à la dimension matérielle, c’est a priori loin d’être une évidence. Ce que je me dis – peut-être bien pour rendre glorieux ce qui de but en blanc ne l’est pas -, c’est que l’incarnation est une forme d’expérience d’extrême densité dans un monde cloisonné, régi par des lois rigides à première vue impossibles à briser.

Et là je demande : mais qui a eu cette idée folle d’inventer la réalité de notre monde ? Et dans quel but ? Une entité divine, une entité tout court, un simple impact de deux membranes, l’homme lui-même ? L’univers créé a-t-il toujours pris cette forme, ou l’homme, par ses Idées et se représentation, a-t-il progressivement ancré l’univers dans le schéma que nous lui connaissons, jusqu’à faire d’une simple Idée une réalité tangible et dense qui s’exprime par la matière ?

Dieu a créé l’Homme à son image. L’Homme a pris l’image pour la réalité. Dieu et l’homme sont désormais enfermés dans l’Image qu’ils ont d’eux-mêmes, au sein d’une réalité faite de matière, et régie par les Idées et la Perception que l’Homme a de lui-même, de Dieu et de son monde.

Mais l’Homme est une créature dotée d’intelligence, et il semblerait qu’à côté de toutes les bêtises et atrocités dans lesquelles il se complaît, certains Êtres aient une conscience innée que les choses ne sont pas ce qu’elles sont. Alors, ils étudient, cherchent à comprendre ce qui cloche dans l’Image du monde. Plus les réflexions avancent, plus l’Image du monde semble irréelle selon les lois que nous connaissons. Alors nous changeons notre perception, peu à peu, dans une dynamique de déconstruction du Réel tel que nous le vivons, tout comme nos ancêtres ont oeuvré dans le sens d’une construction du Réel.

Cette recherche, ce « Nouveau Grand Oeuvre », est portée par de nombreuses classes de personnes dont font partie les scientifiques, les philosophes, les occultistes, certains auteurs, et bien d’autres. La question des voies empruntées ne me semble pas primordiale puisque tout est question de méthode et d’outils. Ce qui importe, c’est d’avoir un oeil en permanence sur les outils et les découvertes des autres pour s’en servir, et avancer tous ensemble, pour aller plus loin dans ce processus.

En ce qui me concerne, les outils principaux de ma recherche sont les manipulations énergétiques, la conscience énergétique, et l’influence énergétique étendue à moi-même et au monde qui m’entoure. Mon étude est particulièrement axée sur la nature des énergies, les lois qui régissent les échanges énergétiques, le contrôle et le développement conscient de ces échanges entre êtres humains. J’étudie l’influence de ces échanges sur moi-même, les autres, et le monde, provoquant parfois des effets que je n’aurai pas cru possibles, ni même imaginés. Seule de mon côté, je mets à mal certaines lois de notre monde, et je prends timidement conscience de la relativité – pas d’Einstein, hein ! – de la réalité, et cherche comment agir sur les échanges fondamentaux qui régissent les relations humaines. Je suis une chercheuse de l’Essence Énergétique humaine et j’étudie ses principes et applications.

Quant à l’origine de mes outils, je dirais qu’ils sont issus d’une connaissance intuitive que je possède depuis toujours et qui remue mes entrailles à chaque fois que la relativité de la réalité est exposée. Connaissance intuitive, perception spirituelle et « Essentielle » du monde sont les facteurs déclencheurs de ma Quête. L’aspect Recherche est étroitement lié à la notion de Réalité ainsi qu’à celle des Possibles. L’aspect Pratique, lui, est lié aux manipulations énergétiques en tout genre, saupoudré d’une touche de symbolisme.

Quant aux croyances que certains utilisent pour légitimer leurs recherches et leur curiosité, elles n’engagent que ceux qui y croient – ne serait-ce que provisoirement – mais elles ne devraient, à mon sens, aucunement prendre place au premier plan. Ce qui motive la méthode est propre à chacun et ne concerne que ceux qui s’y engagent ; la méthode, ses outils, ses applications et ce qu’elle met en lumière relèvent plus de l’universalité et demandent à être partagés.

De la nature de la Quête Occulte, Uriel, 2011.

Dans les mêmes eaux...

Nouvelle version de KAosphOruS, le WebZine Chaote francophone.Ce projet est né en 2002 suite à une discussion avec un ami, Prospéro, qui fut à la source d’Hermésia, la Tortuga de l’Occulte. Le webzine alors n’était pas exclusivement dédié à la Magie du Chaos, mais après la disparition de son fondateur, il a évolué vers la version que vous pouvez aujourd’hui lire.L’importance de la Chaos Magic(k) ou Magie du Chaos grandit au sein de la scène magique francophone. Nous espérons apporter notre clou au cercueil… Melmothia & Spartakus FreeMann

  1. je ne suis pas vraiment d’accord avec la notion selon laquelle Dieu à créer l’homme l’univers et le reste. Je penses de plus que l’homme à créer Dieu pour contrôler ses semblables en leur exposant une vision du monde qui d’après moi est biaisée de fait.

    j’ai envoyé un texte à Melmothia à ce propos et d’autres choses, mais je ne pesnes pas qu’elle l’ai recu.

  2. j’adhères plus à l’iddée selon laquelle nous disposons d’un corps physique (lyk) une forme (hamr) l’inspiration (odhr) la conaissance intuitive (hugr) et notre double permanent (fylgia).

    les dieux, les déesses, les entités sont en nous et tant que nous y croiront ils éxisteront et influeront la perception du monde réel.

  3. Malaclypse III

    ish’em ? Drôle de pseudo type d’influence asatruer.

    Personnellement je ne fais aucune distinction entre corps, âme, esprit, lyk, hamr, odhr, hugr, fylgia, ba, ka, shout, etc.

    Et puis… qu’on aie créé les dieux à notre image ne les empêche pas de nous avoir créé à la leur (yeah ! ouroboros powa !)

  4. Asatruer, oui. mais pas que…

  5. juste un de plus dans la voie des huits vents et le runfalaich.

  6. @ Ish’em
    Si-si, nous l’avons reçu, mais pas encore eu le temps de le lire. Je vois ça ce soir.

    Mel

  7. Comme le dit Mala, ourouboros powa. 😉 La notion du divin reste quand même plus que subjective; je note pour rappel que je suis agnostique, donc le Divin tel que je le conçois est plus une image quasi Archétypale représentative du mouvement de vie et de création qu’un mec poilu qu’on prie chaque jour et qui fait de la poterie de temps en temps.

  8. existe t’il un moyen d’esquiver l’iremediable passage d’une question a la réponse “j’adhère j’adhère pas ?”
    non par ce que toute aux fond en réfléchissant bien le fait que l’on se retrouve toujours a dire “moi je pense que …” ne fait il pas de nous des êtres incapable de construire un mouvement qui dépasse l’individu ?

  9. j’ai étudié les NDE, en étant mon propre cobaye, résultat je contrôle toute la planète avec mon vécu. De simples actions et actes qui régissent tout l’écosystème de la Terre.
    http://courson.morrison.free.fr/lechoix/cuicui.mp3
    J’offre là un brainstorm des plus puissants.

  10. Voici ce qu’il m’est agréable de penser :

    L'”être” que nous partageons tous en étant n’est pas généré par nous car alors nous serions préalable à ce qui nous fait “être”. Il semble que nous empruntions la faculté d’être, par percolation à l’être permanent qui “EST” de nature.

    Cette percolation se fait lentement, au fur et à mesure de notre prise dans un plan de réalité. Ce qui sort, c’est ce que l’on appelle l’âme, ou le corps ou l’esprit ou encore d’autres variantes systémiques. Le “je” est le constat d’adoption de ces diverses sécrétions diffuses et variées, mais il ne semble pas qu’il existe réellement…

    Les dieux sont des pots de couleurs, des bornes, des parfums, des épices qui sont placés aux frontières de nos états d’existence et dans lesquels, parfois, on se baigne, on s’immerge ou l’on se livre…

    Les dieux ne semblent pas être une production du “je”, mais semblent plutôt s’apparenter à des productions de nos remous dans un milieu, comme s’ils étaient liés au système de manifestation, à la mécanique de l’émergence. Dans tel milieu d’émergence, l’être qui m’emprunte en me manifestant se coagule selon les géométries du milieu et prend les couleurs de tel dieu car il préside à ce milieu. Si nous sortons par tel dieu, alors nous en percoleront les mystères et les géométries… Le grand travail consistant à sortir au bon endroit au bon moment. Le but ultime étant à “être” manifesté dans le soleil, dans l’or…

    Alors, on devient l'”être” par adoption, tel un fils et on partage sa nature d’être éternel.

    Mais le soleil ne peut être atteint qu’en passant par le cube, saturne, le plomb, le sommeil, la mort… “Etre” dans la mort n’est pas à la portée de notre nature tant que nous ne sommes pas l’ETRE. Chose impossible donc.

    Sauf si l'”ETRE” vient par volonté gratuite nous rejoindre en saturne pour nous faire “être vivant” jusqu’au Soleil… a ce moment, on est éternel par participation.

    Ceci est la voie catholique…

  11. Bonjour à tous,

    L’énergie-matière femelle Shakti yin féconde le code plan Shiva yang et vice et versa selon la doctrine que j’ai choisis.
    L’Idée cristallise la force, et la Force promeut le langage vivant du code.

    Dans ce ballet de fusion entre le mot et le vif se génère le plus pur, l’acte d’amour, trame rets du Parfait plan.

    Le monde serai un poème inachevé que les convulsions horrible sur cette Terre serai des vers voués à un espoir.

    La terminaison nerveuse d’un plan élaborés par chacun et chacune il y a très longtemps, lors de la prise de conscience, ou éveil, naissance de l’état subjectif, pour le finaliser dans l’apothéose, je suis divin, libre de l’être, et l univers l’est aussi.

    C’est, il me semble, la perte de la faculté de sincérité, qui génère tant d’écart à ce qui est une évidence ou même évi-danse.

    La manipulation et la débrication de la faculté de sincérité est un seuil à accepter et à dépasser, accompagné de la compétition, le fer se souille et patatra, l’élan doux est devenu un fatras d’insipidité.

    Reste à reprendre le poème dans son pied et à se tenir fermement à sa partition intérieure.

    Aloha!

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