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VITRIOL entrevue avec Alcide

VITRIOL

VITRIOL, entrevue avec Alcide (1ère partie).

V.I.T.R.I.O.L

Nous voici à l’aube d’un événement de portée interdimensionnelle, puisque le second numéro de V.I.T.R.I.O.L vient de paraître. Fondé en 2017, ce magazine file l’ambition de tisser Metal extrême et Magie qui porte à gauche. Le premier opus proposait des interviews de groupes tels que Nightbringer, Thy Darkened Shade ou Saturnian Mist, agrémentées de considérations sur divers courants comme la Chaos Magic ou le Satanisme.

Pour ce second numéro, Alcide a recruté Napharion, leader des groupes Aryos et Markab Project, qui a composé la musique du CD accompagnant la revue. Comme je considère qu’il n’a pas encore versé assez de sang, j’ai décidé de le recruter pour m’aider à interroger son confrère, le très électrique Alcide, que rien ne semble arrêter puisqu’il est vient tout juste de tourner un clip vidéo pour parachever son étrange tissage.

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VITRIOL

Melmothia : Bonjour, Alcide, et merci de nous accorder un peu de ton temps. Avant de fonder la revue esthétiquement léchée V.I.T.R.I.O.L, tu avais commis un fanzine (illisible depuis la perspective d’une presbyte comme moi), intitulé REAL LIFE EVIL DREAM, qui fouillait déjà les idéologies et les mystiques sous-tendant le Metal, et tout particulièrement le Black Metal. Après ces quelques années à secouer les cocotiers, quel bilan ferais-tu des relations entre ésotérisme et Metal ? Quelle note de sincérité accordes-tu aux acteurs ? 

Alcide Vitriol : J’ouvre une bière du Sorcier, je me cale sur du Hard 80s et c’est parti : Salutations à vous disciples d’Éris souffrant dans la matière, la lettre aura mis trois ans à passer sous la porte astrale, mais l’attente en valait la peine… !

Real Life Evil Dream n’avait, au départ, rien à voir avec l’éso, ce ne fut que sur la fin du 3e numéro, alors que j’avais parachevé mon premier éveil à ce sujet, que je décidais d’établir un lien entre les deux, via une interview d’ACHERONTAS très portée sur la magie et un montage sigillaire qui défiait fortement les lois du copyright.

Pour les relations entre Metal et ésotérisme, j’ai déjà répondu ailleurs il y a peu, mais certains courants ont leurs origines dans ce genre musical, comme Dragon Rouge ou le 218 (fondé, paraît-il, sur des documents volés à Dragon Rouge d’ailleurs, mais quelque part c’est une vieille tradition), ainsi que des choses plus obscures ou certains musiciens fameux passés par l’O.T.O. Une époque que je n’ai pas connue, mais déjà je m’extasiais devant les interviews absconses de Proscriptor d’ABSU, j’ouvrais grand les yeux en déchiffrant les paroles de Formulas Fatal to the Flesh de MORBID ANGEL et les sceaux goétiques, entrevus ici et là, me faisaient de l’œil…

Concernant la période que j’ai vécue, hé bien c’est avec l’essor du Black Metal « orthodoxe » ou « sataniste théiste » que progressivement les musiciens ont commencé à se faire passer, dans leurs paroles et leurs artworks, pour de grands magiciens, au point qu’aujourd’hui, t’as l’impression que tout le monde est dedans, y compris tous ces groupes de Postcore à capuche qu’on nous fait passer pour du Black Metal… Et puis, quand tu creuses un peu, tu comprends que ces belles aspirations ne vont guère plus loin que la lecture de bouquins ou de PDF, la décoration de jolis autels et surtout beaucoup de visions sous drogues… Hé oui, car, en réalité, la magie requiert du TEMPS, de l’IMPLICATION et de la VOLONTÉ.

Cependant, cette mode me semble avoir inauguré un certain revival magique et une minorité pratique réellement, celle que j’interviewe, même si chez certains, cette implication se résume à un lent suicide ou à une forme de contre initiation — mais c’est sûrement le vil mage blanc en moi qui parle.

En tout cas, l’essor de magazines comme THE SINISTER FLAME, ABOMINATIO DESOLATIONIS et BARDO METHODOLOGY dans une moindre mesure, révèle un intérêt certain pour l’ésotérisme. À ce propos, en ce qui concerne mon zine, je vais de moins en moins me focaliser sur le satanisme et la Voie de la Main Gauche (qui est devenue de toute façon quelque chose de complètement confus et bâtard de nos jours), pour des interviews basées sur l’ésotérisme au sens large et œillère.

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Melmothia : D’où vient le nom V.I.T.R.I.O.L (j’ai déjà une petite idée) ?

Alcide Vitriol : Je cherchais un mot de pouvoir et cela vient tout simplement des recherches que j’avais effectuées afin de comprendre ce que le gars d’ABSU racontait dans ses interviews. Il ne vous aura pas échappé que j’ai légèrement modifié la signification originelle, mais le symbolisme est évident.

Napharion : Dans le premier numéro, ta propagande s’ouvrait sur : « They are 7 and 7 they are, 7 esoteric exchanges, with 7 champions of sonic Chaos and Luciferian Gnosis (including one Black Sheep)… ». Que signifient cette avalanche de 7 et la présence d’un mouton noir ?

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VITRIOL interview

Alcide Vitriol : Oh, eh bien j’ai tout simplement piqué ça à l’un des courants magiques qui m’intéressaient à l’époque — faites vos propres recherches ! Pour le mouton noir c’est une référence à Jimmy Screamerclauz, l’unique artiste non Metal du zine. À noter que les références ésotériques dans son travail viennent plutôt d’inspirations inconscientes, ce dont nous nous sommes aperçus tous les deux pendant l’interview live, ce qui était assez cocasse, voire saugrenu.

Napharion : À ce propos, ton zine est en anglais, pourquoi ce choix (un peu frustrant pour les lecteurs francophones) ?

Alcide Vitriol : Une version française de V.I.T.R.I.O.L est en préparation et c’est un défi intéressant. Je suis contraint de lutter contre ma tendance à la réécriture plutôt qu’à la traduction. Au départ, j’ai choisi l’anglais, afin de ratisser plus large dans le lectorat et parce que je baigne dans cette langue depuis le lycée, où je passais plus de temps à traduire des paroles de groupe qu’à suivre les cours. Enfin, parce que j’ai connu l’ésotérisme anglo-saxon, avant d’apprendre qu’il se passait aussi des choses en France, au point que j’ai accompli mes premiers rituels en anglais. Et j’en suis bien content finalement, car cela m’a ouvert des portes un peu partout, et en France également. Comme quoi la barrière de la langue est un mythe. Il y a des magazines comme CYCLOPEAN qui font le choix du Franglais et ça marche pour eux.

Melmothia : Quand peut-on espérer cette version francophone ?

Alcide Vitriol : Alors c’est simple : là, à l’instant T, j’en suis pile à la moitié de la première publication concernant la traduction. C’est vraiment TRÈS étrange de se relire. J’ai l’impression que c’était il y a dix ans, certaines questions sont effroyablement naïves, d’autres tellement exaltées et perchées qu’il m’apparaît clairement que j’ai travaillé sous influence ou dans un état de transe naturellement induit. La version française sera, de toute façon, une version augmentée. J’ai plusieurs idées pour bâtir un pont entre le passé le présent et le futur.

Napharion : Le sommaire du premier zine semblait suivre la mode, il était à limite sans surprise puisque centré sur les groupes les plus tendance de la scène Black Metal / Éso actuelle : Nigthbringer, Hetroertzen, Serpent Noir Saturnian Mist, Ascension, Thy Darkened Shade… C’était un choix commercial de ta part, pour lancer la revue ?

Alcide Vitriol : Je voulais surtout échanger avec des musiciens que je savais réellement pratiquer. Et Saturnian Mist est tout sauf à la mode. Je voulais aussi des groupes liés aux courants qui me plaisaient le plus à l’époque comme Dragon Rouge ou la Chaos Magic. Le deuxième numéro pousse davantage les murs, avec par exemple l’interview de BLAZE OF PERDITION qui va faire lever les yeux au ciel des trve warriors et ne parlons pas de celle d’URARV qui va faire grincer quelques dents… Le numéro à venir, commencé en été et donc à un moment où je n’écoute quasiment pas de Metal extrême, sera de plus en plus large niveau paradigme. Et tant pis si je perds les lecteurs satanistes bornés, ils n’auront qu’à lire autre chose.

Napharion : Des déceptions au niveau des réponses de ces « poids lourds » ?

Alcide Vitriol : La vraie déception, c’est surtout quand le mec ne répond plus, après t’avoir promis le contraire. Certes, à l’époque de REAL LIFE EVIL DREAM on avait peut-être exagéré en envoyant 80 questions à un gars qui a fait le mort après – je peux comprendre -. Mais pour V.I.T.R.I.O.L, entre celui qui t’envoie des extraits de son futur livre ultra satanique écrit tout en majuscules et sûrement relié en peau de bouc, puis qui disparaît six mois, avant de t’écrire qu’il ne peut plus te répondre, mais sans t’en expliquer les raisons… un groupe qui bazarde toute l’interview, car les n’aiment pas le « ton » de certaines questions… un autre qui te serre la main en concert, puis qui passe de temps en temps faire sa promo sur Facebook sans jamais répondre à tes messages… Ce deuxième numéro devait accueillir une interview très fournie, abordant politique, philosophie, magie, littérature avec des Américains qui mènent une existence assez particulière et qui baignent dans l’ésotérisme dans leur vie de tous les jours, avec tous les dangers qui ce choix peut impliquer dans certains coins pourris du globe, or le gars a tout simplement été incapable de répondre à des questions écrites, alors que nos échanges en direct étaient vraiment intéressants. Tant pis.

Allez disons que dans le second opus, se trouve une interview légèrement moins intéressante que les autres. Les lecteurs n’auront pas de mal à l’identifier et j’aurais peut-être dû écouter mon ressenti qui vibrait de manière négative dès les premiers échanges. Pas grave, je suis bien content des questions.

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Confessions d'un ésotériste

Tiens, pour REAL LIFE EVIL DREAM on avait poussé le bouchon jusqu’à juste publier nos questions pour l’interview d’un groupe ayant disparu de la circulation… Ça avait fait quelque peu jaser.

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Melmothia : Du coup, quelle est ton interview préférée dans toutes celles que tu as réalisées, tous zines confondus ? Et vers quel texte conseillerais-tu au lecteur de se précipiter en priorité dans ce deuxième opus ?

Alcide Vitriol : Il y a eu cette interview très drôle dans mon précédent zine (R.L.E.D) où le gars nous insultait littéralement dans toutes ses réponses (et j’ai traversé la moitié de la France pour qu’on s’explique à un concert d’ailleurs). Et cette interview complètement cinglée, qui aurait pu entrer au Guiness des Records pour le nombre de questions, envoyée au pauvre gras de CORPUS CHRISTII qui évidemment a fait le mort, ce qui m’avait BEAUCOUP énervé à l’époque, au point d’aller chercher la merde durant un concert, mais qui me fait bien rigoler aujourd’hui… Voilà pour les mauvais côtés comiques. Concernant les expériences positives, je dirais : définitivement l’interview d’EBONYLAKE, un groupe culte de mon adolescence, par trop méconnu. Les vibrations en lisant ses réponses étaient étonnantes, à la limite d’ouvrir une porte, tellement loin des clichés idéologiques habituels du Black Metal… ! Je conseillerais au lecteur de lire le zine dans l’ordre tout simplement, de cette manière, il finira dans ma tête et c’est le but, pour le meilleur et pour le pire. Le lecteur lambda, sans références ésotériques, risque néanmoins de galérer, mais c’est ainsi… Par exemple, l’interview de SERPENT NOIR dans le premier numéro est presque incompréhensible pour les personnes qui ne connaissent rien au paradigme de DRAGON ROUGE. Tant pis, je ne me vois pas tout expliciter comme d’autres zines le font. « Faites vos propres recherches », comme dirait l’autre.

Napharion : Le premier numéro pouvait donner l’impression de parcourir ton journal de bord, chaque entrevue semblant avoir été une expérience, quelque chose de réellement vécu, impliquant des nuits de recherches et de pratiques. Tu pourrais nous parler de cette cascade d’accouchements ? Et la façon dont ce travail s’est poursuivi ou transformé dans le numéro 2 ?

Alcide Vitriol : N’exagérons rien, mais en effet chaque interview possède sa propre bibliographie et il m’a fallu littéralement entrer dans le paradigme des groupes pour mieux les comprendre, au point de parfois modifier ma pratique magique ou ajuster ma réalité de façon assez radicale… J’ai parfois l’impression d’imposer mes obsessions du moment aux groupes, mais la plupart trouvent ça plus intéressant que les questions qu’on leur pose généralement. Et même lorsque les réponses semblent décevantes ou lors de cette fameuse interview avortée qui avait demandé pas mal de recherches, ces expériences m’ont apporté sur un plan personnel et m’ont permis d’apprendre sur des sujets ou auteurs que je n’aurais sûrement jamais approfondi en temps normal.

Napharion : Des anecdotes sur cette immersion ? Anecdotes normales et /ou paranormales ?

Alcide Vitriol : On ne va pas entrer dans les détails de ma vie, mais une interview du second zine m’a amené à approfondir certaines choses qui m’ont elles-mêmes conduit à un gros pétage de plomb, à la découverte de certains de mes mécanismes intérieurs et tout ça a pas mal changé ma vision des choses. Je me suis retrouvé en des lieux inhabituels à côtoyer des personnes fort différentes de mes fréquentations de l’époque. Pour le paranormal (qui n’existe pas d’ailleurs, il n’y a que du normal qui n’a pas encore été expliqué c’est tout), c’est un peu le bazar dans ma tête, mais si je relisais le grimoire et le journal de rêves que je tiens depuis des années, je retrouverais sûrement des traces… Quand j’ai relu le zine à voix haute, j’ai réalisé que plusieurs interviews avaient été faites dans un état d’esprit modifié, car je me reconnaissais à peine dans les questions. En même temps, récemment, il m’a suffi de regarder un certain clip de musique lié à un certain courant magique bien connu pour me retrouver catapulté au milieu d’un événement passé de ce dit groupe, expérience confirmée par un intéressé qui l’avait vécu à l’époque… Tu lis un bouquin sur les sorties hors du corps, tu en fais une la nuit même, mais quand tu te mets à réfléchir sur les mécanismes sous-jacents et à tenter de reproduire ce que tu lis dans le bouquin ça ne fonctionne plus… Voilà une partie du problème.

Melmothia : Ce dont tu parles, ce type d’immersion susceptible de déclencher des phénomènes semble assez courant. Par contre, quand tu appliques des techniques, il manque peut-être cette offrande de sueur, de sang et d’aspirine qu’implique toute forme de création ou d’étude approfondie. C’est aussi ta conclusion ? La magie veut notre sang ?

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Alcide Vitriol : Comme Phil Hine dirait « ils ont des traditions, nous avons des techniques » et j’ai envie de répondre : ET ALORS ? Tu t’y connais en offrande involontaire de sang hein ? Moi-même je n’ai pas totalement arrêté, même si je remercie l’incompétence de mes débuts qui m’a évité plusieurs catastrophes, pour cette incarnation du moins…. La sensibilité est chaote par ici, techniques, création artistique et étude sont brassées dans un énorme melting-pot, aussi bordélique que paradoxalement cohérent, mais qui me ferait vite enfermer, si j’étais filmé durant mes rituels. Rituels que je dois parfois porter pendant des semaines, voire des mois, avant de les accomplir. L’improvisation ne débouche sur de la magie dans 1/4 des cas, le reste n’étant qu’absence de résultat ou catastrophe, paradoxalement très inspirante pour la création artistique.

Les larves veulent notre sang, la magie en général je ne sais pas, mais je sais qu’elle m’a déjà moi pour sûr, à tel point que j’ai l’impression parfois de ne vivre que pour elle, ce qui peut être compliqué dans cette société de Moldus ayant fait un pacte avec la matière…

Melmothia : Comment utilises-tu la musique dans ta magie ? Et jusqu’où peut-elle conduire, selon toi ? Enfin, qu’est-il censé arriver aux lecteurs qui vont écouter le CD chez eux, tout seuls, la nuit, dans le noir ? …

Alcide Vitriol : Eh bien, il faut saturer tous les sens lors des rituels, et certaines musiques sont particulièrement appropriées. J’avais déjà compilé une liste de morceaux qui produisaient des effets en moi, avant même de m’intéresser à la magie, et je me suis souvenu de mes nombreuses expériences de transe en concert. Regarde Dragon Rouge, ils sont à fond dans la techno, je crois. Évidemment j’ai commencé par le « plus facile », à savoir la transe excitatoire et le Metal extrême, qui sont parfaits pour ça, mais ça m’a coûté beaucoup de crampes, ainsi que la ruine de mon cycle de sommeil à une époque. N’ayant pas encore la chance ou les opportunités magiques d’être rentier et devant travailler pour garder un toit sur la tête, je me suis tourné vers des musiques plus méditatives, et aujourd’hui j’arrive à conserver un équilibre entre les deux, surtout depuis que j’ai mon propre occultum et que je vis à la cambrousse.

Le clip/teaser qu’on a tourné en utilisant la musique du CD est aussi là pour ça. Les rituels ont été enregistrés totalement à l’arrache, apparemment la musique a été un peu composée de la même manière. On verra bien quel effet l’ensemble aura sur les auditeurs. Le tout est totalement non professionnel, mais sincère, et on fera évidemment mieux la prochaine fois.

Pour le dire autrement : le zine est une espèce de journal magique et le CD est son pendant auditif. Il ne manque plus qu’un peu d’encens dédié ce qui se fera sûrement, malgré l’aspect un peu galvaudé de la chose.

Melmothia : D’accord, on attend l’encens pour le prochain numéro de V.I.T.R.I.O.L. Napharion, comment a été composée la partie musicale ? Et pourrais-tu nous en dire plus sur le rituel inséré dans le zine ?

Napharion : Le temps efface de plus en plus ma mémoire surtout en ce qui concerne les immersions artistiques à connotation magique. J’ai quelques vagues souvenirs de nuits, de journées, dans une bulle de réalité alternative. J’ai travaillé comme pour une bande originale de film, sauf que le film c’était des enregistrements rituels d’Alcide, des mots, des comptes rendus de channeling et tout un tas de choses qui apportaient matière à la création. J’ai essayé de capter les changements de paradigme de mon ami Alcide, en travaillant dans un esprit purement chaothe. La mise en « musique » de certaines de ces expériences fut immersive, voire perturbante.

En plus de la musique, Alcide m’a demandé de lui fournir un texte pour le zine, plutôt que partir sur une tribune libre qui n’aurait pas forcément eu grand intérêt, je lui ai proposé d’inclure un rituel provenant de mes archives personnelles. Chacun en fera ce qu’il veut, le texte est assez hermétique et codé, mais en creusant on peut en trouver la clef. Il fait partie d’un ensemble que l’on retrouve dans les réalisations d’Aryos, Markab project et autres projets artistiques. Tout est relié comme dans un puzzle. Un projet avec Frater Yolo est sur le feu afin de constituer un recueil chaothe de textes où se trouveront notamment d’autres extraits issus de ces archives.

(À suivre)

Vitriol Zine : https://vitriolzine.bandcamp.com/merch

La consolation des ombres : https://youtu.be/9kXdq1GISfc

Angleterre/England: TODESTRIEB RECORDS

Pologne/Poland: OLD TEMPLE RECORDS

Grèce/Greece: FRYKTOS BURNINGS

Australie/Australia: HARUM SCARUM PRODUCTIONS

Allemagne/Germany: MAGUS FAUSTOOS CROWLEY

Finlande/Finland: THE SINISTER FLAME

Pays Bas/Netherlands: NEW ERA PRODUCTIONS

V.I.T.R.I.O.L

About

Nouvelle version de KAosphOruS, le WebZine Chaote francophone. Ce projet est né en 2002 suite à une discussion avec un ami, Prospéro, qui fut à la source d’Hermésia, la Tortuga de l’Occulte. Le webzine alors n’était pas exclusivement dédié à la Magie du Chaos, mais après la disparition de son fondateur, il a évolué vers la version que vous pouvez aujourd’hui lire. L’importance de la Chaos Magic(k) ou Magie du Chaos grandit au sein de la scène magique francophone. Nous espérons apporter notre clou au cercueil… Melmothia & Spartakus FreeMann

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