Esotérisme, politique et philosophie

Un Appel au Grand Jubilé

Un Appel au Grand Jubilé

Face à la situation actuelle de marché – de l’Empire dévoilé – il me revient à l’esprit certains textes d’Hakim Bey. On pourra m’objecter qu’il n’est pas économiste et qu’il serait idiot de faire appel à lui pour résoudre – ou dissoudre – une crise boursière, une crise de la « dette ». Peut-être, ou pas. Car ces successions de krachs, ces soulèvements populaires, cette faillite des États est, selon moi, et avant tout, une crise du sens. Sens de la vie ou de la place de l’homme dans l’économie d’un monde devenu incompréhensible.

Ayant écouté économistes, politiciens, philosophes d’opérettes et autres guignols télévisuels, il m’apparaît que personne aujourd’hui ne comprend pourquoi tout semble s’effondrer ; nul ne semble à même d’expliquer – et à lui-même tout d’abord – comment nous en sommes arrivés là. Des alignements sans fin de chiffres, de faits et de données financières ; une litanie d’accusations politiciennes – c’est pas moi m’sieur c’est l’autre – des gueules farinées et effrayées inondant le petit écran, rien, non rien n’explique rien.

Le hasard, ou merveilleuse conjonction des probables, a voulu qu’hier je retrouve un papier de Peter Lamborn Wilson (autrement connu sous le nom d’Hakim Bey) : « Économie sumérienne ». Tout au long de ce texte, il nous explique le Grand Secret de toute l’actualité présente. Bien sûr je l’ai maintenant traduit et vous pourrez le lire bientôt ; j’espère qu’il vous inspirera comme il m’a inspiré à écrire ce pamphlet.

◊◊◊

 « Tous les cinquante ans, les Anciens observaient le Jubilée – un temps de renouveau où tous les esclaves étaient libérés, toutes les dettes annulées, tous les prisonniers relâchés, tous les champs laissés en jachère, et où tous les travailleurs observaient des jours de fêtes et de festivals de non travail ! »

(HB, « Jubilee Saint Project »).

Résumons : l’année 2008 a vu l’émergence de la crise dite des « subprimes » dont les origines et le fonctionnement demandent pour les comprendre de posséder un doctorat en mathématiques financière – mais, en gros, il s’agit d’une crise affectant les dettes immobilières des ménages américains, crise qui s’est répercutée sur les créanciers ; 2011 voit la crise dite des « dettes nationales », les États ayant soutenu les créanciers en difficulté lors de la première crise sont surendettés, certains spéculent alors sur la qualité de leurs dettes, la Grèce en est l’exemple. Vous avez compris quelque chose ? Si oui alors félicitations, vous êtes un génie. De mon côté, j’ai échoué à mobiliser ma concentration et à tenter d’aller plus loin que les premiers termes : bourses et dettes.

Je ne m’étendrai pas sur les bourses, ces affreuses hérésies qui, devenues autogènes et autosuffisantes dictent à leurs créateurs leur volonté toute puissante et, en conséquence, décide du bien-être plus ou moins déplorable de la majeure partie de l’humanité. Si vous validez un système où la spéculation de valeur prime sur la création, le progrès et la juste répartition entre capital financier et travail, alors vous pouvez arrêter de lire, vous perdriez votre temps.

La dette est bien plus intéressante puisque finalement elle est mère de la bourse. Wilson donne dans son texte un historique assez simple – la simplicité qui manque aux discours actuels – l’origine et le développement de l’argent, transformé en dette par un temple devenu banque ; il écrit ainsi : « En prêtant à intérêt dix fois ou plus ses actifs réels, la banque moderne tout à la fois crée de la dette et l’argent pour rembourser cette dette. Fiat, « que cela soit ». Mais à Sumer même l’endettement du roi (de l’état) vis-à-vis du temple (la banque) avait déjà commencé » (PLW, « Économie sumérienne »). Limpide ! Les Anciens connaissaient bien déjà l’endettement, et les rois – sans doute, les premiers.

Okay, me direz-vous, mais alors ? Et bien, rien, rien si ce n’est que dans ce même nous lisons : « Le Jubilée ou période d’abandon de dettes (connu dans la Bible) existait déjà à Sumer qui sans lui aurait croulé sous le poids de ses dettes. » Ah intéressant, les États antiques pouvaient aussi crouler sous le poids de leurs dettes, mais ils avaient une solution : le Jubilée ! Vous me direz qu’un roi à cette époque aurait tout aussi bien pu éliminer ses créanciers, annulant du même coup ses dettes. Pas sûr, mais de nos jours je vois mal Sarkozy émettre un mandat d’arrêt contre ceux à qui il doit sa place. Un État moderne peut s’en sortir autrement, faire tourner la planche à billets, renégocier les échéances de sa dette, etc. Oui, mais justement cela ne marche plus, ou plus assez bien en tout cas. Et disons-le : cela ne résoudrait pas le problème du commun des mortels, qui tôt ou tard – puisque nous, citoyens, sommes aussi « actionnaires » de nos États, pour parler novlangue – va payer la note.

Et puis merde. Pourquoi les « États » – devenus des abstractions mathématiques aussi improbables que vides de sens – pourraient-ils s’en sortir si facilement tout en continuant à avaliser le système de la dette privée et de sa rémunération par intérêt qui se révèle de plus en plus n’être qu’une nouvelle forme de « servage de dettes » – ce système par lequel un débiteur devient l’esclave de son créancier en lui abandonnant sa liberté pour une plus ou moins longue période.

Et j’en arrive donc au cœur de mon propos : le Grand Jubilée (pourquoi faire petit ?) comme solution récurrente aux problèmes récurrents de l’exploitation de l’humain par la dette. Qu’est-ce qu’un jubilé ? Ce mot dérive de l’hébreu Yovel (יובל) et signifie dans l’Ancien Testament une année clôturant sept cycles d’années sabbatiques. Ainsi, tous les 49 ans, un Sabbath du Sabbath marquait une année de jubilé pendant laquelle tous les esclaves étaient libérés :

 « Et vous sanctifierez la cinquantième année, vous publierez la liberté dans le pays pour tous ses habitants : ce sera pour vous le jubilé ; chacun de vous retournera dans sa propriété, et chacun de vous retournera dans sa famille » (Lévitique, 25-10).

 Ainsi, l’esclave était libéré, le débiteur libéré de sa dette et tout travail s’arrêtait pour une durée d’un an. Oserait-on cela aujourd’hui ? Non, et pourtant, comme en toutes choses, il ne plaît pas d’être frileux, j’ose lancer cet appel au Grand Jubilé :

1. Toutes les dettes privées ou publiques contractées à ce jour seront remises et annulées et les intérêts de ces dettes seront effacés aux débiteurs ;

2. Toutes les banques, privées ou publiques, détenant un titre de créance quelconque (crédit hypothécaire, crédit à la consommation, crédit-bail, crédit de caisse, bref tout crédit) devront en annuler la contrepartie dans leurs livres de comptes et libérer ainsi leurs « clients » de toute obligation de remboursement ;

3. Les bourses sont remises à zéro : chaque valeur qui y est cotée sera remise à sa valeur comptable brute ; tous les bénéfices, toutes les pertes, toutes les marges sont effacés ;

4. Les bourses ne pourront qu’acter un achat ou une vente, sans plus en fixer le prix. Mieux les bourses sont fermées, car jugées antihumaines, liberticides et infamies spirituelles ;

5. Fêtes et festivals seront nourris par les feux des listings bancaires et autres fiches de paie.

6. Amusez-vous ! C’est un ordre.

Bien sûr on me traitera de doux rêveur et je sais que dans notre confort, personne ne s’engagera dans cette voie. Trop dangereux, trop antiéconomique, trop « vieux ». Ah mais, dans un monde en crise de sens, il encore bon et doux de rêver.

Un Appel au Grand Jubilé, Spartakus FreeMann, ce 11 août 2011 e.v. au Nadir de Libertalia.

Dans les mêmes eaux...

Nouvelle version de KAosphOruS, le WebZine Chaote francophone.

Ce projet est né en 2002 suite à une discussion avec un ami, Prospéro, qui fut à la source d’Hermésia, la Tortuga de l’Occulte. Le webzine alors n’était pas exclusivement dédié à la Magie du Chaos, mais après la disparition de son fondateur, il a évolué vers la version que vous pouvez aujourd’hui lire.

L’importance de la Chaos Magic(k) ou Magie du Chaos grandit au sein de la scène magique francophone. Nous espérons apporter notre clou au cercueil…
Melmothia & Spartakus FreeMann

  1. Malaclypse III

    Je ne pense pas ceux qui serrait en mesure de faire de tel changement y gagnerait quelque chose !

    En fait, tout ce qui se passe en se moment est beaucoup moins chaotique (hélas) et incompréhensible qu’il n’y parait… bien que les économistes médiatisé tente de nous le faire croire en complexifiant au maximum le problème et en se gardant bien d’avoir une vision d’ensemble (au cas où on comprennent quand même).

    Quand au subprime, pas besoin d’avoir bac+8 pour comprendre, c’est tellement simple que c’en est stupide : en gros, ça consiste tout simplement à permettre aux gens d’acheter tout ce qu’ils veulent pour payer plus tard… or le prix de l’immobilier aux USA était alors exceptionnellement bas, et n’importe qui faisant preuve d’un minimum de lucidité pouvait s’attendre à ce qu’il remonte brusquement. Ce qui n’a pas empêché l’américain moyen d’avoir les yeux plus grand que le ventre…
    Et c’est là que ça devient amusant : le prix de ta maison augmente avec le temps. En France ça ne poserait aucun problème, mais aux USA, grâce à leur fameux subprime, ça implique que tu payes ton loyer plus chère… beaucoup plus chère, en occurrence. C’est pour cette raison que des milliers de citoyens des états-unis se sont retrouvé à la rue, d’une manière extrêmement prévisible. Par une suite de réaction de cause à effet tout aussi élémentaire, les USA ont été obligé de racheter toutes leurs plus grosses compagnies immobilières.

    Bref, le “stratagème” actuellement mit en œuvre, d’après moi :
    L’occident est beaucoup trop endetté, et ce depuis un certain temps… alors, le plan : on casse tout. On fait crasher temporairement le système. C’est exactement ce qui est en train de ce faire : Bush lance le mouvement avec les subprime, en France Gimli (le nain, quel que soit son non) dilapide l’argent en le donnant à droite et à gauche etc… plus récemment, une société américaine, standard and poor’s (qui n’aurait aucun intérêt à faire cela si ma théorie n’était pas vrai) baisse la note des Etat-Unis (c’est à dire ne garanti plus la capacité de ce pays à rembourser ses dettes, ce qui implique qu’on lui demande de plus gros intérêts en compensation, le faisant ainsi s’endetter encore plus et le rendant encore moins apte à rembourser) ; en Europe, Angela Merkel “s’oppose” à l’attitude de Sarkozy au sujet de la crise… le conflit entre les deux plus grandes puissances économiques de la zone euro fait paniquer tout le monde, ce qui fait crasher la bourse de plus belle…
    Bref, on casse tout. Et une foi que tout est cassé, qui est le plus compromis, celui qui devait de l’argent, ou celui à qui on en devait ? Il est difficile de prendre conscience de la baisse d’une monnaie en se moment, car elles baissent toutes en même temps… et à cette allure là, elles ne vaudront bientôt plus rien. Et que restera-t-il alors ? Les maisons. Les gens auront toujours besoins de logement. Et comme par hasard, les USA on racheté les plus grandes compagnies immobilières. Et l’or. Le prix de l’or n’arrête pas de monter, et comme par hasard, la plus grande réserve d’or du monde appartient à un certain Kadhafi… ce qui n’a aucun rapport bien sur au fait qu’on l’attaque, et encore moins au sujet de la première chose que les américains on fait une foi qu’on y a posé les pieds : y mettre une banque.
    Le plan est tout simple : on crashe la monnaie, et on se sert ensuite de l’or et de l’immobilier pour faire balancier et racheter ça dette (qui ne vaudra de toute manière plus rien puisqu’étant en une monnaie sans valeur).
    Et le meilleur, c’est que tout ce passera en douceur, sans que l’on ne s’en rende compte.

  2. hackim bey

    Guide à l’usage des révolutionnaires terroristes et aux manifestants sympathisants, tous verts (de rage).
    Il paraît que tout à commencé à cause d’une miche de pain et que la reine à répondue « qu’on leurs donnent de la brioche », ou d’un vendeur de fruit ambulant qui s’est immolé par le feu, ou bien était ce des agences de notations, des cadres, des hommes quelconques au service d’un système, comme d’autres avant eux au service d’un système comptabilisaient les juifs, les francs-maçons, les débiles, les tziganes, les homosexuels pour les entasser dans des wagons.
    On pourrait me rétorquer que cela n’a rien à voir, mais je dirais qu’il s’agit toujours d’une masse d’innocent sacrifié sur l’autel de la possession, à n’importe quel prix.
    En fait, les évènements dont vous êtes amenés à être les spectateurs, les victimes, les opposants, en tout cas les protagonistes, découlent d’Adam Smith, qui en tant qu’économiste à décrété des règles de marchés basées sur une constatation anti-ethnologique, à savoir, l’homme est un loup pour l’homme, et le marché est leurs champs de bataille.
    Hors, la tradition du don entre tribu afin de réguler les tensions, de sceller des amitiés, celle du partage, est une constatation ethnographique.
    La communauté à besoin de chacun pour vivre de manière épanouie.
    Nous même, pour la plupart, nous faisons le don de la vie sans chercher à en tirer un quelconque profit ; pourtant, bien que mort depuis 1790, Adam Smith et son postulat cynique court toujours et régit les règles du marché économique internationale.
    Au compte des aberrations qu’ont crée ce présupposé nous pourrions compter la privatisation de l’eau (Nestlé est intéressé et nombre d’entreprises en charges des réseaux nationaux sont des entreprises extranationales, n’entretenant pas les réseaux tout en faisant monter les prix, alors même que la source se trouve sur un terrain voisin de votre propriété).
    Bien sûr, également, les privatisations des autres services publiques tel que la poste, les hôpitaux, les transports ferroviaires ou routiers (ceci car les règles du marché ayant un tel impact sur nos vies d’humains lambda, bien qu’étrangers de ce monde de la finance) nous plongent dans une idéologie et une vision de la nature humaine égoïste et cynique.
    C’est à ce degré que la finance rejoint la politique (au sens de mode de vie de la cité).
    C’est là que nous voyons des intérimaires contester contre les grévistes car s’ils ne prennent pas leurs bus ils se feront virer, c’est là que nous voyons des gens crédules applaudir à la fermeture des frontières car ils espèrent trouver un emploi dont seules les relocalisations les avaient privées, et non un réfugié Tunisien.
    Il est difficile de savoir de qui du capitalisme ou de l’état totalitaire est arrivé en premier, mais le fait qu’aujourd’hui, l’un et l’autre collabore d’une même main d’acier.
    Pour eux, il s’agit d’empêcher la masse, dangereuse, incontrôlable et stupide qu’est le peuple de réfléchir et de devenir autonome.
    Mr Noam Chomsky à clairement défini leurs outils* :
    1/ La stratégie de la distraction
    Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. « Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser; de retour à la ferme avec les autres animaux. » Extrait de «Armes silencieuses pour guerres tranquilles »
    2/ Créer des problèmes, puis offrir des solutions
    Cette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple : laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.
    3/ La stratégie de la dégradation
    Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de 10 ans. C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles (néolibéralisme) ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s’ils avaient été appliqués brutalement.
    4/ La stratégie du différé
    Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que « tout ira mieux demain » et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.
    5/ S’adresser au public comme à des enfants en bas-âge
    La plupart des publicités destinées au grand public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proches du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-âge ou un handicapé mental. Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi ? « Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d’une personne de 12 ans ». Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »
    6/ Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion
    Faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements…
    7/ Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise
    Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. « La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures. Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »
    8/ Encourager le public à se complaire dans la médiocrité
    Encourager le public à trouver « cool » le fait d’être bête, vulgaire, et inculte…
    9/ Remplacer la révolte par la culpabilité
    Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution…!
    10/ Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes
    Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.

    *Un certain Sylvain Timsit se réclame la paternité du texte bien que précisant avoir été tout à fait nourrit du travail de NC, je le précise par acquis de conscience au cas où cela serait avéré bien que ce que j’en lis ressemble surtout à de l’autoproclamation .
    Ceci est un texte devenu une évidence de constatation, il suffit de brancher TF1, de se rappeler les paroles de Lelay sur le temps de cerveau disponible et d’avoir un quelconque regard critique sur la politique de Sarkozy depuis son poste de ministre de l’intérieur, il suffit d’observer les jeux émotionnels des médias, que l’on parle de la mort d’Emy Winehouse ou d’attentats (supposés car nombre d’attentats ou d’actions violentes émanent en fait des services secrets, de groupe extrémistes de droite gouvernementaux, de nos belles nations : Rainbow Warrior, tueurs du Brabants etc).
    Il suffit de regarder la profusion de « distraction » disponible ; distraire signifiant comme le souligne Chloé Delaume dans « j’habite dans la Télévision » : Déranger, détourner l’attention de quelqu’un.
    Et il s’agit bien de cela, de détourner notre attention, de notre voisin dans le métro pendant que l’on tapotte sur un Ipod coutant un mois de SMIC, de la politique alors même qu’on nous parle d’une affaire de viol sans pouvoir établir si oui ou non il s’agit de faits avérés, d’une manipulation de masse ou d’un complot (complot qui n’exorerait en rien les fautes de ce dirigeant du FMI).
    Vous me direz ici, à l’ouest rien de nouveau, je ne vous apprends rien et nous ne semblons pas avoir les armes pour lutter contre cet état de fait, je vous répondrais alors trois choses, selon mon humeur.
    Petit un : «C’est bien plus beau lorsque c’est inutile ». Edmond Rostand version désenchanté.
    Petit deux : «Il ne savait pas que c’était impossible, alors ils l’on fait » Mark Twain version naïf.
    Petit trois : «Mais pétons leurs la gueule à ces enculés, ma mère, lingère en maison de retraite, doit se taper deux années de plus juste pour que ces oligarques se dorent la pilule en Yacht en Méditerranée alors que le nouveau né Grec 2011 est déjà endetté sur 30 ans ». Hackim Bey version vener.
    Aussi, pour en arriver au propos de ce petit article, je me propose d’énumérer en plusieurs points un petit guide de résistance verte (de rage).
    Celui ci s’articulera autour de la révolution (changement d’un système mortifère à un autre durable, ne serait que d’un point de vue écologique que je réserve pour le chapitre suivant), du terrorisme (moyen de ce changement en considérant que les élections et le jeu médiatique ne permet plus au peuple de voter sur la raison mais seulement sur des émotions induites faussement), et même la manifestation qui sera, je le pense et l’espère, une clé de voûte possible et préférable au terrorisme.

    Ces différents propos s’étofferont au fur et à mesure de notre correspondance, mais pour vous mettre l’eau à la bouche je vous enseignerai déjà de ceci :

    Manifestation : Concernant la géographie de la ville, évitez les grandes avenues aux artères parallèles. Bonaparte n’à pas fait remembrer Paris par le Baron Haussman en des visées hygiénistes ou en réponse au choléra comme on le prétend, mais bien parce que d’un point de vue militaire cet agencement facilite le travail des forces de polices ; un front ouvert, large, et peu de sorties de secours non contrôlables.
    Préférez donc les quartiers des centres villes exigües, aux ruelles nombreuses et étroites (genre quartier moyenâgeux) propres à une guérilla de barricades et de traque nard, et surtout à vous permettre de vous échapper des forces de polices le cas échéant.
    Terrorisme : Une première règle serait de ne jamais prendre en otage des civils innocents car, sans parler de la tristesse des familles, cela serait contre productif d’un point de vue médiatique et immédiatement détourné.
    Préférez les cibles politiques ou financières, qui ont certes une famille mais qui bénéficient surtout des fruits du statu de possédant (étant en tant que tel des oppresseurs quand bien même ils l’ignoreraient), par exemple Mr Jacques Servier, président du groupe pharmaceutique du même nom (anciennement et nouvellement défendu par l’avocat Nicolas Sarkozy) accusé d’assassinats, ou bien Edouard Leclerc, président du groupe du même nom de grande distribution, accusé de faire pression par des moyens de monopole sur des agriculteurs et éleveurs poussés au suicide.
    Ces hommes sont tous complices du crime idéologique d’Adam Smith et reçoivent le fruit de leurs forfaits, ce ne sont donc pas des innocents, ce sont des criminels.
    La liste est longue et je ne les connais pas tous, AXA est possesseur de fabrique de mines anti personnel, les fabricants de téléphone et autres ingénieries télécom et multimédia financent les guerres africaines en s’apprivoisant auprès des mines pirates, aux enfants esclaves.
    Mais tous ces gens possèdent, vivent ou se rendent fréquemment dans de tranquilles maisons de campagne… et c’est là qu’il faut les attaquer.
    En centre ville à nouveau sont concentrés les moyens techniques de l’ennemi, les caméras omniprésentes, les relais French Echelon (système d’écoute français GSM) qui ne manquerait pas de vous repérez en quelques minutes.
    Il faut donc privilégier l’achat de GSM volés et de cartes prépaid qui ne réclame pas de marquage identitaire, et œuvrez en campagne où la police est moins aguerrie et moins réactive.
    Il ne faut pas faire d’action en ville, c’est une grossière erreur tactique aux vues des techniques que possèdent les gouvernements, complices et actrices de l’oppression capitaliste.
    ** Je fais une conclusion exemplaire de mon propos.
    J’ai dût à l’instant descendre dans la rue pour éteindre un feu de poubelle, sans nul doute allumé par des gamins influencés par les actualités des riots londoniens.
    Ce feu de poubelle est l’exemple même d’une révolte mal redirigée.
    Il ne sert à rien d’incendier les poubelles d’un magasin bio (fournisseur qui puits es de très bon vin naturel) quand bien même la colère serait légitime sous une visée sociale.
    Le fruit de la colère que nous contenons sera à la mesure de l’intelligence dans l’usage que nous en ferons.
    Hackim Bey

  3. hackim bey

    dis, ne publie pas le texte envoyé hier.

    On va se retrouver avec la DGSE sur le cul.

    sans blague.

    déjà que tu dois être attentivement lu par eux 😉

    je l’imprimerais plutôt, en tract c’est mieux.

    Merci.

  4. Je n’ai pas tout à fait échoué pour ma part à comprendre les “mécanismes”. Mais ils sont sans intérêt véritable, puisque l’économie fonctionne à fond selon la Magie du Chaos. Ils inventent tout un tas de règles très compliquées, auxquelles ils croient à mort, qui déterminent ensuite la réalité que nous vivons.

    Au passage, les traders connaissent ces règles, mais ne les questionnent pas. Les économistes universitaires NE LES CONNAISSENT PAS.

    Plus fondamentalement, toute l’économie fonctionne comme cela. C’est une croyance sur absolument tous les plans.

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